Le décès de Mathilde Favier, à 57 ans, a bouleversé la mode et le cinéma. La directrice des relations publiques de Dior Couture est morte lundi 17 août dans un accident de la route, dans les Deux-Sèvres. Elle voyageait avec son compagnon, le producteur Nicolas Altmayer. Une vie entière consacrée à l’élégance, aux autres et à une certaine idée du goût.
Cette Parisienne solaire, au carnet d’adresses inépuisable, restera comme une figure majeure de la culture parisienne. Son influence dépassait largement les salons de couture. Elle inspirait, reliait, révélait. Un véritable portrait en mouvement, dessiné par des milliers de rencontres.
Mathilde Favier, une icône parisienne au carnet d’adresses légendaire
Une coupe courte, des yeux rieurs, une silhouette fine : Mathilde Favier ne passait jamais inaperçue. Elle avait ce don rare de mettre à l’aise les plus grandes stars comme les inconnus. Son réseau réunissait galeristes, créateurs, chefs et artistes, toutes générations confondues. Elle était de ces personnalités qui font vivre le Tout-Paris, sans jamais en faire trop.
Parmi ses proches, on comptait le galeriste Pierre Passebon, l’architecte d’intérieur Laura Gonzalez ou encore la créatrice Julie de Libran. Son univers s’étendait aux maisons d’édition, aux musées, aux ateliers. Elle aimait les objets qui racontent une histoire et les lieux chargés de mémoire.
- Enfance
Elle grandit dans une famille tournée vers la création, entre sa demi-sœur Victoire de Castellane et son oncle Gilles Dufour.
- Presse
Elle débute chez Glamour puis Femina Hebdo, où elle apprend les codes de la mode.
- Dior, première fois
Elle rejoint Dior aux côtés de Victoire de Castellane, qui développe la joaillerie.
- Prada
Onze ans dans la maison, à structurer la communication et à lancer Miu Miu en France.
- Retour à Dior
Elle devient la responsable mondiale des relations avec les célébrités, publie 'Mathilde à Paris' et inspire la vente Christie's.
- Disparition
Elle meurt à 57 ans dans un accident de la route dans les Deux-Sèvres, le 17 août.
Une famille ancrée dans la création
Cette familiarité avec l’art venait de son enfance. Sa demi-sœur, Victoire de Castellane, dirige la joaillerie Dior. Son oncle, Gilles Dufour, fut l’un des bras droits de Karl Lagerfeld chez Chanel. Sa sœur cadette, Pauline Favier-Henin, a fondé la maison de décoration Bloom Paris. Un héritage immense, qu’elle a transformé en métier.
Dans son livre Mathilde à Paris, paru en 2024, elle raconte ce monde singulier. Elle évoque l’antiquaire Madeleine Castaing, rencontrée dans son enfance. Elle évoque aussi sa rencontre avec Nicolas Altmayer, devenu son mari. Ces pages sont un vrai morceau de militantisme pour la beauté et le partage.
- ✨ Pierre Passebon, galeriste et ami fidèle
- 🎨 Laura Gonzalez, architecte d’intérieur
- 👗 Julie de Libran, créatrice de mode
- 📸 Jacques Grange, décorateur
- 💎 Victoire de Castellane, sa demi-sœur
De la presse aux maisons mythiques : un parcours hors norme
Après des études d’histoire de l’art et de langues, Mathilde Favier a débuté dans la presse. Elle travaille à Glamour, puis à Femina Hebdo, dans les pages mode. Une époque qui lui apprend les codes et les tendances, mais surtout l’importance des relations humaines.
La naissance de ses enfants, Héloïse et Carlo, marque un tournant. Elle rejoint ensuite Dior aux côtés de sa demi-sœur Victoire de Castellane, qui développe la joaillerie. Puis vient Prada, où elle passe onze ans. Elle y structure la communication et accompagne le lancement de Miu Miu en France. Un parcours abouti.
Son retour chez Dior, une évidence
Quand elle revient à Dior, c’est pour devenir la responsable mondiale des relations avec les célébrités. Elle orchestre chaque apparition, chaque robe, chaque tapis rouge. Elle se définissait elle-même comme un « chef d’orchestre ». Un rôle stratégique à l’ère des réseaux sociaux, où chaque image compte.
Son art de la relation n’avait pas d’équivalent. Elle savait écouter, conseiller, proposer. Les stylistes lui faisaient confiance, les actrices aussi. Rihanna, Laetitia Casta ou Jisoo ont toutes porté des tenues imaginées grâce à son travail. Elle voulait que chaque rencontre ait du sens.
Une vente aux enchères comme ultime autoportrait
En 2026, une vente singulière, intitulée « Mathilde & Friends in Paris », a eu lieu chez Christie’s. Elle ne ressemblait pas aux ventes habituelles de personnalités. C’était un autoportrait en objets, choisis avec ses amis et ses proches. Des œuvres de Claude et François-Xavier Lalanne, des bijoux Boucheron, des pièces Dior et Chanel.
Sa garde-robe elle-même racontait son histoire amoureuse de la mode. Un ensemble Chanel offert par Karl Lagerfeld, des créations Yves Saint Laurent, des pièces Dior, des trésors sentimentaux. Chaque objet avait une anecdote. Chaque découverte, une anecdote. Cette vente est devenue un hommage à son engagement.
Un engagement discret mais profond pour une mode inclusive
Mathilde Favier était sourde d’une oreille depuis longtemps. Elle en parlait rarement, mais cette différence a guidé son engagement. Elle militait pour une meilleure prise en compte des handicaps dans le monde de la mode. Son action discrète a ouvert des portes à des talents souvent ignorés.
Elle croyait au pouvoir du collectif et du respect. Elle poussait les maisons à penser différemment, à inclure davantage. Son militantisme s’exprimait par des gestes concrets : accessibilité des défilés, interprètes en langue des signes, ateliers ouverts. Une forme de combat élégant, à son image.
Aujourd’hui, son héritage demeure. Ses idées, ses carnets d’adresses, ses amitiés continuent de circuler. La culture parisienne perd une ambassadrice lumineuse. Son portrait reste vivant dans les mémoires, comme une leçon de générosité et de style.
Mathilde Favier n’est plus, mais son esprit habite encore chaque rendez-vous élégant, chaque rencontre inattendue, chaque robe bien choisie. La mode européenne lui dit merci. Paris lui dit merci. Et toutes celles et ceux qui ont croisé sa route gardent précieusement son souvenir.
Les questions que pose sa disparition
Comment est morte Mathilde Favier ?
Elle est morte dans un accident de la route dans les Deux-Sèvres, le lundi 17 août. Elle voyageait avec son compagnon, le producteur Nicolas Altmayer.
Quel était son métier exactement ?
Chez Dior, elle était responsable mondiale des relations avec les célébrités. Chaque apparition, chaque robe, chaque tapis rouge passait entre ses mains.
Pourquoi la vente Christie's a-t-elle fait parler d'elle ?
Parce qu'elle n'avait rien d'une vente de personnalité classique. Chaque objet, des pièces Lalanne aux tenues de Karl Lagerfeld, racontait une anecdote personnelle.
A-t-elle écrit un livre ?
Elle a publié 'Mathilde à Paris' en 2024. Le livre revient sur son enfance, sa rencontre avec Madeleine Castaing et son histoire avec Nicolas Altmayer.
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Romane suit les bijoux, les tendances mode et les habitudes shopping en France. Elle aime relier une pièce à une allure, un budget et une histoire concrète.
